étudiante et prostituée

Il vaut mieux donner une image jeune et jolie pour déculpabiliser le client.
Ces rendez-vous tarifés prennent beaucoup de temps aux étudiantes et prennent souvent le pas sur leurs études, témoigne Renaud Maes.Et comme ce sont des jeunes souvent abîmés par la vie, ils n'ont plus confiance en les institutions explique-t-il.Sur ces sites, il ny a pas de naïveté à avoir sur le fait quil ne sagit pas damour mais de sexe tarifé, tranche Renaud Maes.On estime, en Europe, quil y a entre 3 et 5 de la population étudiante qui a recours à la prostitution de manière occasionnelle ou régulière.En 2012, une étude menée sur les étudiants de lUniversité Paul-Valéry Montpellier III par lAmicale du Nid 34 intitulée "La prostitution chez les étudiant-e-s : des représentations sociales aux pratiques déclarées", indiquait que 4 des répondant(e)s disaient avoir déjà accepté de largent ou autre chose.Gagner des montants plus importants au travers de la prostitution peut sembler plus facile : Quand jai commencé, je voulais juste régler mes problèmes financiers, confie la jeune femme.En 2015, l'étude Prostcost estimait que chaque année, en France, la prostitution coûte.6 milliards d'euros à la société.C'est le même mécanisme que les violences conjugales où l'on se dit "jassume, jai voulu partir, jassume".Létudiante fixe volontairement des tarifs élevés pour avoir des hommes dune certaine tenue et avec un escort aiguillon bon pouvoir dachat.De Marion Kirat, Max Milo, Paris, 2007, 273.Je suis une lolita, cest pas ma faute à moi.Par contre, avec le client en ligne, le problème cest quil peut mentir, avoir cré un faux profil, ne pas respecter ses engagements.Ron Roberts, psychologue de la santé à l'université Kingston, estime dans son étude sur le sujet que le phénomène a progressé de 50 en 6 ans.Une remorque publicitaire interpelle les jeunes femmes avec un "Hey, les étudiantes" et clame : "Améliorez votre style de vie, sortez avec un sugardaddy en renvoyant vers un site de rencontres lancé quelques semaines auparavant. .Les étudiantes que jai suivies ont pour la plupart décroché de luniversité parce que lactivité nécessitait beaucoup de temps, defforts pour sentretenir."On ne reste pas longtemps dans cette situation.Cette donnée approximative a été fortement reprise par la presse écrite, et notamment le Figaro du 6 sans que ce soit une volonté du syndicat.
Ce récit multimédia senrichit des points de vue dacteurs associatifs et de professionnels de la santé.



E sur 25 se prostituerait, principalement sur Internet.

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