Il reste encore aujourd'hui des parcelles totalement abandonnées, parfois recouvertes d'une épaisse végétation.
Il souligne : «On est précaires : trans transsexuels, ndlr, sans-papiers, camés.La pénalisation de tous les clients est présentée par ses défenseurs comme un moyen de lutter contre la prostitution forcée, celles des réseaux dont sont principalement victimes les étrangères.Sur les bords du périphérique, au niveau de la Porte de la Chapelle, des centaines de familles vivent dans des conditions très glauques.On leur offre une présence, un dialogue. .Dans le 18e arrondissement, les boulevards des maréchaux sont investis par des réseaux venus d'Europe de l'Est.Du Bois de Boulogne à la Porte de la Chapelle, prostituées, clients et plans cul gratuit camés en tout genre se partagent le pavé.Accueil, paris, a 3 h du matin, en cette nuit d'automne, elles sont encore cinq ou six sur les boulevards des Maréchaux.Le Jardin des Halles, un autre jardin parisien qui, de jour, est respectable, malgré ses nombreux recoins.Quelques voitures s'arrêtent au feu tricolore.Dans ces réseaux, il y a beaucoup de violences, de contraintes, de menaces sur les prostituées et leurs familles restées au pays.".Il est libéré et toi tu pars au poste.».Venir monnayer du sexe pour de largent nest pas une démarche simple.A lAssemblée nationale, une majorité de députés de gauche et de droite défendent une «position abolitionniste» venir à bout de la prostitution sans aller jusquà pénaliser lacte, chacun pouvant disposer de son corps : la prostitution nest pas illégale, contrairement au proxénétisme et au racolage."Ces systèmes très organisés peuvent compter une cinquantaine de filles, précise Jean-Philippe Lenormand, adjoint au chef parking libertin ile de france de la brigade de répression du proxénétisme de Paris.Le groupe - une vingtaine de prostituées - a pris position sur les Maréchaux l'été dernier, après avoir essayé de s'installer dans le bois de Boulogne (16e).Pour ceux qui ont le goût du risque.Mais Paris a aussi, comme toutes les grandes villes, sa part d'ombre, son côté Babylone.
Aller retour au scooter en dix minutes.» A la gare, Karim, 40 ans, est venu donner un billet à Emilio «pour les fêtes sans consommer, avant son Noël familial en province.


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